kfarsama

Lorsque, en pleine guerre du Liban, le Père Mansour Labaky a été amené à s’occuper d’enfants orphelins, il a veillé à ne jamais séparer les frères et sœurs et à les accueillir ensemble dans des foyers de type familial.

 

Le village Kfarsama s’inscrit dans la continuité de son programme d’éducation à la Paix par le Pardon, à base multiconfessionnelle, réalisé depuis 1977 en faveur des jeunes victimes de la guerre ou de la misère :

 

1977 : Création du foyer Notre-Dame de la Joie au Liban, à Aïn Saadé dans le Metn, pour orphelins de guerre, administré par le diocèse maronite de Beirouth (fermé en 2007).

 

1990 – 1998 :Ouverture du foyer Sainte Marie Enfants du Liban, à Douvres-la-Délivrande dans le Calvados, en France, mis à sa disposition par les Sœurs de Notre-Dame de Fidélité et soutenu par la Fondation Raoul Follereau ; foyer pour orphelins de guerre, leur permettant, tout en étant scolarisés, de retrouver des forces physiques et un équilibre psychique et affectif avant leur retour au Liban. Représentations du spectacle Kfarsama, en Europe et au Liban : texte écrit par le Père Labaky, mimé par les enfants de Douvres (surnommés les petits ambassadeurs du Liban) avec la voix de Jean Piat.

 

1995 :Création du foyer Notre-Dame du Sourire à Mansourieh dans le Metn au Liban, soutenu par la Fondation Raoul Follereau, pour l’accueil et la réinsertion des orphelins de retour dans leur pays.

 

1996 : Ouverture au Liban de la Maison Saydeh Labaky, centre d’accueil situé à Beyrouth, dans le quartier défavorisé de Nabaa, et offert aux Sœurs de la Charité de Besançon ; on y trouve écoute, soutien scolaire et activités diverses.

 

2005 : Acquisition d’une maison et d’un terrain, emplacement du futur village de Kfarsama, à Mechmech, à cinq minutes du monastère de saint Charbel à Annaya, grand centre de pèlerinage au Liban. Bénédiction de la première pierre par S.E. Mgr Paul Matar, archevêque de Beyrouth.

 

2006 :Travaux de terrassement et ouverture d’une route dans le terrain avec le concours de l’armée libanaise.

 

2007 : Construction et consécration de la première chapelle du village, dédiée à Padre Pio.

 

2008 : Construction et inauguration de l’amphithéâtre Jean Piat.

 

2009 : Travaux de creusement des égouts et construction d’une première maisonnette à l’entrée du village.

 

2010 : Construction en cours de la chapelle du Bienheureux Abouna Yaakoub et de la chapelle byzantine de saint Antoine.

 

KfarSama - Mechmech - Liban   KfarSama - Mechmech - Liban

KfarSama - Mechmech - Liban KfarSama - Mechmech - Liban
 

 

Ce projet s’inscrit dans le contexte de la période d’après-guerre où de nombreuses familles se trouvent dans un profond dénuement tant matériel que psychologique et moral.

Déplacées à la suite des massacres et de la destruction de leurs villages, plus de 400.000 personnes vivent, aujourd’hui encore, dans des conditions très difficiles, le plus souvent au sein d’immeubles insalubres des banlieues. La crise économique sans précédent que traverse le pays aggrave encore cette situation alarmante au point que certains parents ne peuvent même plus nourrir leurs enfants.

Afin de les éloigner d’une atmosphère de violence croissante, des familles souhaitent la prise en charge ponctuelle de leurs enfants dans un cadre favorable à leur épanouissement et au bon déroulement de leurs études.

 

Les objectifs de Kfarsama

 

  • Permettre à ces familles de briser la spirale de la misère dans laquelle les conséquences d’une guerre de 17 ans les enferment, en leur offrant un oasis de tendresse.

  • Eduquer des enfants aux "aurores saccagées" à devenir des "bâtisseurs de paix".

  • Sauvegarder le patrimoine libanais.

 

 

Devant les misères morales et physiques que vivent certains de mes compatriotes libanais, je ressens un tremblement d’être. Que faire ? Mon expérience m’a ancré dans la certitude qu’avec Dieu, toutes les audaces sont permises. Je rêve donc devant lui dans la prière, et peut-être avec vous, d’un grand espace où tous ceux qui sont à la recherche d’un lieu d’accueil, d’écoute, d’apaisement ou de recueillement pourront s’y retrouver. Des orphelins, des enfants de la rue, des handicapés, des personnes âgées… tous ceux dont la paix a déserté le cœur viendront puiser dans ce Kfarsama, Village de la Paix, tout ce qui est nécessaire pour leur remise au monde. Ainsi le Liban prouvera encore une fois qu’il est "plus qu’un pays : un message", comme le Pape Jean-Paul II l’a lancé à tous les échos.

P. Mansour Labaky

 

 


(Traduit en arabe et en anglais)


"Ce n'est pas un livre, c'est un cri… Ce qui éclate à chaque page de cet hymne à la joie à travers la douleur, c'est l'allégresse, la certitude de l'aurore.
"

(Jean GUITTON, de l'Académie française)

 

 

 

(Choix de textes en 8 langues)

"Le Père Mansour Labaky a consacré son temps et ses forces à rendre la paix et le sourire aux enfants du Liban blessés par la guerre. Il a fait là une œuvre admirable. Mais ces pages et ces images plaident la même cause d’une façon qui va droit au cœur. Et j’aime à le rappeler. Car si bien des textes, aujourd’hui, s’élèvent contre la guerre en disant ses horreurs et en se révoltant contre les souffrances qu’elle sème, peu d’auteurs savent dire la douce splendeur que peut revêtir la vie en temps de paix."

(Jacqueline de ROMILLY de l’Académie française)

 

 

 

Hommage audiovisuel et théâtral d’Elie Mansour, « ancien » du Foyer de Douvres devenu réalisateur, et de Valérie Vincent, réalisatrice et interprète, à travers une évocation poétique de Kfar Sama. Donné à et pour Kfar Sama lors de l’inauguration de l’amphithéâtre Jean Piat.

 
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